Shlomo SAND

Shlomo Sand

Ecrivain, essayiste, professeur

Shlomo Sand est un historien israélien, spécialisé dans l’histoire contemporaine. Après avoir participé à la Guerre des Six-Jours (dont il est revenu traumatisé), il s’est intéressé à l’histoire du peuple Juif et a milité à l’extrême-gauche israélienne en faveur d’un Etat binational. Il poursuit des études littéraires en France, et est depuis 1985 professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Tel-Aviv. Il est l’auteur de plusieurs essais d’histoire, dont Comment le peuple Juif fut inventé (Fayard, 2009)

Comment la terre d’Israël fut inventée : de la Terre Sainte à la mère patrie
Flammarion

Après avoir remis en question le mythe de l’existence éternelle du peuple juif, Shlomo Sand examine le territoire mystérieux et sacré d’« Israël », devenu terre de dispute nationale dans le plus long conflit du XXe siècle.

Qu’est-ce que la « terre promise », concept sur lequel se fondent les revendications sionistes ? L’idée de patrie, dans son acception moderne, se trouve-t-elle déjà dans la Bible ou le Talmud ? L’aspiration à émigrer en Israël a-t-elle toujours existé, depuis 2 000 ans, chez les adeptes de la religion de Moïse, fidèles lecteurs du Talmud ? Et pourquoi leurs descendants, en majorité, ne souhaitent-ils pas y vivre aujourd’hui ? En d’autres termes : Israël est-il d’abord la terre d’origine des juifs du monde, ou une terre sainte commune aux trois religions monothéistes occidentales ?

Et qu’en est-il des habitants originels de cette terre, devenus depuis la création de l’État d’Israël ses locataires de second ordre ? Ont-ils le droit de continuer à y vivre, ou bien leur résidence n’y est-elle que temporaire ? Quelle probabilité ont-ils d’accéder un jour à la souveraineté dans leur patrie ?

Posant toutes les questions, même celles qui fâchent, Shlomo Sand livre un essai iconoclaste, qui fera certainement polémique. Comme dans ses précédents livres, il défend avec force la voix de la raison et du pragmatisme : sans remettre en cause l’existence de l’État d’Israël, dont il ne conteste pas la légitimité, il en refuse l’assimilation à un État juif, qui appartiendrait aux juifs du monde entier.