André Aschieri
Homme politique, auteur, Maire de Mouans-Sartoux
André Aschieri effectue son service militaire en Algérie de 1960 à 1962, puis devient professeur de mathématiques en collège. Il entame ensuite une carrière politique et est élu conseiller municipal de Mouans-Sartoux en 1971. Il devient maire de la même ville en 1974, suite à la démission de son prédécesseur, et a depuis été réélu à chaque occasion à ce même poste. Il est également très impliqué pour la cause écologique, puisqu’il est le créateur et vice-président de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement, à l’origine de l’Etablissement Français du Sang et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Il a participé à la création d’un parc naturel dans les Préalpes, et dans la poursuite de son combat pour la sauvegarde de l’environnement, il a publié de nombreux ouvrages sur le thème de l’écologie et de l’agriculture.
La fin des terres : comment mangerons-nous demain ?
Scrineo
Si l’on ne réagit pas rapidement, l’humanité ne produira bientôt plus assez pour se nourrir et le prix des aliments sur le marché seront hors de portée de la majorité de la population.
En France aujourd’hui, disparait l’équivalent d’un département de terres agricoles tous les 7 ans !
Augmentation de la démographie, migrations de population, sur-exploitation des terres agricoles, urbanisation intensive, les causes sont multiples. Loin des recommandations du Grenelle de l’environnement, la France continue à consommer ses terres et à réduire chaque année sa capacité de production agricole s’obligeant à importer au prix fort de l’énergie des produits alimentaires et risquant à terme de mettre en péril sa souveraineté alimentaire.
Plus largement, partout dans le monde, les terres sont menacées par l’accaparement des sols par les pays riches et les entreprises puissantes (exemple de l’Ethiopie où les autorités ont cédé 350 000 hectares aux compagnies étrangères entre 2008 et 2011), la pression foncière (en ces temps de crise, le sol représente une valeur refuge), l’exploitation trop intensive (qui est en passe d’anéantir la richesse biologique des sols) et le poids des lobbies (qui influencent souvent les décisions des gouvernements).
Si des initiatives locales sont déjà prises, signe d’un réveil et montrant que ces solutions sont viables, elles demeurent encore trop rares.