Marie-Monique Robin

Marie-Monique Robin

Le Round-Up, la bombe à retardement

Éditions La Découverte

L’auteur

Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Elle a réalisé de nombreux documentaires et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteure de plusieurs ouvrages, dont, à La Découverte, Escadrons de la mort, l’école française (2004, 2008), L’École du soupçon (2006) et, en coédition avec Arte-Éditions, les best-sellers Le Monde selon Monsanto (2008, 2009), Notre poison quotidien (2011, 2013), Les Moissons du futur (2012, 2014) et Sacrée croissance ! (2014)

Le livre

Depuis plusieurs années, l’inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du pesticide le plus utilisé au monde : le glyphosate, dont 825 000 tonnes ont été déversés en 2014 dans les champs et les jardins.

Prolongeant sa remarquable enquête de 2008 sur les dangereux produits toxiques produits par la firme américaine (Le Monde selon Monsanto, livre et film), qui eut un écho considérable, Marie-Monique Robin montre dans ce livre (et le film qui l’accompagne) que la dangerosité du Roundup® est plus grande encore qu’on le craignait. En effet, le glyphosate n’est pas seulement cancérigène, c’est aussi un perturbateur endocrinien, un puissant antibiotique et un chélateur de métaux.

Ce livre choc donne à comprendre les ressorts de l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne. Mais il montre aussi que, face à l’impuissance ou l’absence de volonté des agences internationales et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s’est tenu à La Haye le Monsanto International Tribunal, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup®, en l’absence de Monsanto, qui a refusé d’y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a permis d’obtenir un avis juridique très argumenté, qui pourrait infléchir le droit international afin de faire reconnaître le crime d’« écocide », ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes dont les activités à grande échelle menacent la sûreté de la planète.