Daniel Pennac

Daniel Pennac

Un amour exemplaire
avec Florence Cestac
Dargaud

Quand il était gosse, Pennac passait ses vacances chez sa grand-mère, à La Colle-sur-Loup, dans l’arrière-pays niçois. C’est là qu’il a rencontré Germaine et Jean Bozignac, protagonistes de cette histoire d’amour incroyable mais vraie.
Jean : grand héron très moche équipé d’un monocle – vestige de sa vie d’ex-marquis répudié par sa tribu. Germaine : petite femme rigolote, pas du tout marquise mais répudiée aussi, qui rate toutes ses recettes et réussit tous ses bonheurs. Le petit Pennac
les regarde vivre, fasciné. Il faut dire que ça a de la gueule.

Germaine et Jean ont viré les nuisances susceptibles d’entraver le bon fonctionnement de cet amour hors norme : pas de travail, pas de progéniture. Des petits boulots genre « ventriloque pour goûters d’anniversaire » et, côté enfants, juste ce petit Pennac tout pétri de curiosité qui s’incruste chez eux. Jean et Germaine passent donc leur vie à « faire catleya » (voir Proust) et à bouquiner l’héritage de Jean – une carriole bourrée d’éditions originales. Un joli programme, vécu dans une bonne humeur imperturbable. Un bel amour, bâti contre vents et marées par deux êtres libres et joyeux. Un hommage à cet amour par deux auteurs qui n’ont cessé de privilégier la liberté, le bonheur et la rigolade. Un énorme plaisir.

Daniel Pennac est né le 1er décembre 1944 à Casablanca. Quatrième et dernier d’une tribu de garçons, il suit son père militaire dans ses déplacements – Afrique, Asie, Europe. Élève désastreux – ce statut nous vaudra Chagrin d’école, prix Renaudot 2007 –, il devient enseignant en 1969. En 1985, il attaque la saga Malaussène avec Au bonheur des ogres, suivi de La Fée Carabine. En 1995, il quitte l’enseignement pour se consacrer à la littérature. Après avoir interprété sur scène Merci et Bartleby, il publie en 2012 Le Journal d’un corps, qu’il interprète également au théâtre des Bouffes du Nord.

Cofondatrice des éditions Futuropolis, Florence Cestac est l’auteure d’une série d’albums (dont Le Démon de midi) relatant avec justesse, humour et cruauté la vie comme elle va – ce qui fait d’elle un pilier de la BD inventive à vocation euphorisante. Grand Prix du festival d’Angoulême en 2000, elle dessine en 2009, sur un scénario de Jean Teulé, Je voudrais me suicider mais j’ai pas le temps, superbe album qui relate la vie de Charlie Schlingo, et en 2011 Des salopes et des anges, sur un scénario de Tonino Benacquista. En solo, elle publie en 2013 Le Démon du soir ou la Ménopause héroïque.