Pascal Bruckner

Le fanatisme de l’Apocalypse, Grasset

Le Mot de l’éditeur : Le fanatisme de l’Apocalypse

En apparence, il n’y aurait rien a dire contre tous les discours qui prétendent sauver la Terre, en réduisant nos dépenses d’énergie, en consommant moins, en gaspillant moins, mais si l’on creuse sous la façade de la décroissance souriante, que trouve-t-on ? Rien d’autre que la haine de l’homme ! Ici, ce sont des vers qu’on a élevés en cave, là c’est le retour de l’homme sauvage, laissant la plus petite empreinte écologique sur la planète qui souffre.
Le meilleur moyen de ne pas polluer ne serait-il pas plutôt de cesser d’exister ? Et si l’écologie visait à notre disparition plutôt qu’à notre bien-être ? Et si la souillure c’était l’homme, moderne consommateur comme le citoyen des pays émergents, qu’il faudrait éradiquer de la surface d’une Terre prise comme sujet de droit ? Sommes-nous gouvernés par nos peurs ?
L’Ecologie est devenue une idéologie globale, avec ses prêtres, ses temples et son vocabulaire digne d’un nouveau catéchisme catastrophiste.
« L’homme est le cancer de la Terre » dit l’un de ces pieux servants de la décroissance. Au moment où la science, du Mediator au nucléaire, du catastrophisme ambiant aux éoliennes soupçonnées de rendre migraineux, du soja tueur au réchauffement climatique, est entrée définitivement dans l’ère du soupçon, l’essai de Pascal Bruckner tombe à point.
S’émanciper du progrès, se laisser griser par les spécialistes du vague, croire se soustraire au risque, ce sont les tentations d’une écologie régressive, totalitaire, devenue aujourd’hui majoritaire.

Biographie de l’auteur

Après des études au Lycée Henri IV à Paris, à l’université de Paris I et de Paris VII, et à l’Ecole pratique des hautes études, Pascal Bruckner devient professeur invité à l’Université d’Etat de San Diego en Californie et à la New York University de 1986 à 1995. Maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris de 1990 à 1994, il collabore également au Monde et au Nouvel Observateur. Romancier prolifique, on lui doit ‘Lunes de fiel’ – adapté à l’écran par Roman Polanski – ‘Les Voleurs de beauté’ – prix Renaudot en 1997 – et plus récemment ‘L’ Amour du prochain (2005). Par ailleurs, Pascal Bruckner est l’auteur de livres jeunesse – ‘Le Palais des claques’ (1986), ‘Au secours, le père Noël revient’ (2003) – ainsi que de plusieurs essais, et notamment ‘La Tentation de l’innocence’ – prix Médicis de l’essai en 1995 – ou ‘Misère de la prospérité’, dans lequel il s’attaque à cette prétention qu’a l’économie de vouloir régir le monde entier. Ecrivain engagé, Pascal Bruckner s’évertue à témoigner des réalités sociales.

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